Repousser les limiiiiiites du territoire exploré avec notre petite Marguerite, voilà la mission qu’on s’était fixé pour ce Noël. Après une escale entre amis à Woodgate, nos chemins se separèrent. Eux vers Melbourne, nous vers le Ch’nord (puisqu’eux ils en viennent ;-). C’est ainsi qu’on arriva à Agnes Water et Town of 1770. Resumé : Agnes Water pour la baignade, Town of 1770 pour le picnic avec vue fabuleuse, Eurimbula pour la pêche et le camping, Deep Water pour le 4×4 et les pauses pluvieuses, et Lady musgrave pour les vomibags tortues et les poissons de toutes les couleurs. Le tout pour encore et toujours plus de photos!
Pour les curieux, Agnes Water est un « village » qui était à l’origine entièrement la propriété d’un fermier qui a décidé d’accueillir des visiteurs, puis de plus en plus de visiteurs, jusqu’à décider de vendre des maisons et d’en faire une vraie commune. Et pourquoi tous ces visiteurs? Eh bien car Agnes Water est un superbe spot pour le surf. Même si nous on n’a fait que patauger dans les vagues de 2m de haut pour ensuite profiter des douches de la plage…
Town of 1770, à 10km au Nord et au bout de la pointe, serait le second village où le fameuuux cap’tain Cook aurait décidé d’accoster en Australie en 1770 (cf Wikipedia pour les fans d’histoire).
Au bout du bout de la pointe, dans le Joseph Banks conservation park, il y a une promenade sympa sur les hauteurs surplombant l’Océan. Cependant pas besoin d’aller aussi loin car la meilleure vue est celle en ville. Town of 1770 possède une magnifique baie avec de nombreux bancs de sable, ce qui en fait l’une des plus jolies que nous ayons vu.
Lady Musgrave, c’est une île de corail tout au Sud de la grande barrière de corail après Lady Eliott. Contrairement à Lady Eliott cependant, il n’y a pas d’avions pour s’y rendre, ni d’hôtel pour y résider. Que des bateaux qui amènent les touristes (tels que nous) à la journée sur un ponton au milieu du lagon, après une heure et demi de cauchemar pour les non marins. Heureusement il y egalement une une visite guidée de l’île, Terre ! Il est assez amusant de réaliser que la forêt dense qui s’y trouve n’a pas 50 ans. En effet, avant d’être dédiée au tourisme, puis déclarée parc national, l’île etait un garde-manger vivant de viande pour pecheur. Le « frigo » etait peuplee de biquettes affamees jusque dans les années 70. Cependant les pisonias, c’est coriace et ca repousse heuresement vite. Sauf pour ces zoziaux crétins et masochistes qui s’y reproduisent en nombre chaque année. Ces zoziaux sont les seuls oiseaux marins a nicher dans les arbres et non pas au sol. La raison est que ces arbres produisent des graines très poisseuses qui viennent se coller aux ailes et les condamne à mourir au sol. C’est la nature, et ça nous (Laurianne) a arraché le cœur de voir ces petits bébés zoziaux cloués au sol à mourir de faim :(
Bref, le plus intéressant sur une île de corail reste tout de même le lagon, où des milliers de poissons multicolores s’amusent devant nos yeux ébahis. Enfin les yeux de Tom étaient encore plein du mal de mer du voyage (pas que les yeux en fait:). Du coup il n’a pas eu le courage de nager jusqu’au sanctuaire des tortues. Un gros corail patate où pas moins de 4 tortues passent toutes leurs journées, une valeur sure! Au final, Il faut avouer que l’expérience n’a pas été aussi agréable que Lady Eliott, que ce soit pour le transport pour le moins mouvementée, pour l’ambiance ultra touristique du ponton ou pour la durée d’une courte journée passée au paradis (sans raies manta). Cela dit une fois dans l’eau, y’a pas photos, c’est beau!
Eurimbula, c’était notre hôtel pour les 2 nuits que nous avons passé là haut. Un terrain pour poser la tente au milieu du parc national, au milieu de la forêt pour se protéger du vent mais pas des moutisques et seulement à 50 mètres d’une plage quasi déserte. Vous connaissez la suite, non ?
Encore une fois, on a pris le temps d’en profiter, Tom a pu pêcher, tout en surveillant les raies près de ses pieds… Il a réussi à attraper 2 petits poissons qu’on a pas su identifier. Le deuxième soir, on est rentrés de nuit après un dîner dans l’unique pub du village. On n’était pas tous seuls sur les 10km de piste à traverser dans le parc national. En effet il y avait des milliers de crapauds et grenouilles, qui pour certains n’ont pas su éviter les délicates roues de Marguerite :( Puis, le matin en repartant, c’est un émeu qui traverse la route a la sortie d’un virage. Heureusement un émeu c’est grand, alors on a eu le temps de le voir et de l’éviter. Ca surprend quand même, nous qui commencions tout juste à nous habituer aux kangourous…
Pour finir, nous avons traversé le parc de Deep Water sur le chemin du retour. C’est surtout un parc pour les pêcheurs, avec quelques très bon spots le long d’une plage immense, où des cailloux viennent attirer la faune marine. C’est très joli aussi et très vide comme d’habitude. On n’y a pas passé trop longtemps car non seulement on avait beaucoup de route à faire pour rentrer à la maison, mais en plus il pleuvait. Dommage que ce soit si loin, pas sûrs qu’on aura l’occasion d’y retourner…
