Après avoir volé près de 5 heures jusqu’à Perth (et visité brièvement le coin), on en a remis une couche avec 2 heures de vol pour se rendre à Exmouth, quelque 1300km plus au Nord. Et tout ça pour aller voir… les plus gros poissons du monde bien sûr! Et les photographier :)
Et pour aller voir ces fameux requins-baleines, c’est une journée complète passée en bateau. Encore un tour pour Tom qui avait pourtant juré de ne jamais recommencer, mais cette fois les eaux sont tellement calmes et turquoises qu’on dirait de la publicité mensongère. En fait on passe la plupart de la journée à l’intérieur du récif de Ningaloo (dans la zone de 2km entre la côté et la barrière). On en sort que le temps d’aller voir nos copains les poissons géants, et même là il n’y a pas vraiment de vagues. Une fois sortie, l’activité a bord s’active entre se préparer, sauter dans l’eau, attendre le requin, nager 5-10 minutes à ses côtés, sortir, grignoter, puis recommencer, le tous 5 fois de suite! Et si ça va tellement vite c’est parce qu’ils sont bien organisés. En effet on a un avion qui survole la zone pour repérer où sont les poissons pour maximiser les chances de rencontre au lieu d’un trouver par hasard. On en aurait bien repris encore pour le dessert, mais les règles en place limitent chaque bateau à un maximum de 1h de contact humain avec les requins baleines. Notre bateau emmène deux groupes de 10 personnes ce qui nous a laissé une demi-heure de bonheur (probablement plus en fait, car l’autre groupe ne savait pas très bien nager ;)
Mais comment ca se se passe ? Le bateau se met en avant sur la trajectoire du requin et nous on saute dans l’eau pour le voir arriver, puis le suivre. Pour notre première rencontre, on a été tellement surpris qu’on est restés sur place quelques secondes de trop avant de réaliser que ce truc qui n’a pourtant pas l’air de beaucoup bouger avance tout de même à toute vitesse. Il est même tellement rapide qu’on sème assez rapidement la plupart des autres nageurs du groupe. Il faut aussi garder un oeil sur là où on se dirige pour éviter de foncer tête la première dans une des grosses méduses qui flottent partout autour (bon il parait qu’elles ne sont que urticantes, pas dangereuses…. mouais). Le second qu’on rencontre, beaucoup plus sympa, un p’tit jeune de 5 mètres, fait des cercles au milieu de notre groupe, il a l’air assez curieux. En plus dans ce coin l’eau est claire et sans méduses, donc c’est parfait pour les photos. On nage une seconde fois avec lui un peu plus tard, et il nage alors en ligne droite. Il commence à plonger vers le fond une première fois, probablement parce que Tom est positionné un peu trop dans son champ de vision, puis il remonte quand on se pousse un peu, et il replonge un peu plus tard, et cette fois bye bye. Il est temps de rencontrer le troisième de la journée, ou plutôt la troisième (ce qui est apparemment assez rare), une requine-baleinette de 7 mètres. La première fois on suit les guides sans bien comprendre où elle se trouve, et on se retrouve l’un après l’autre en plein sur sa trajectoire, ce qui est normalement peu recommandé… On se pousse donc tant bien que mal sans trop bouger pour la laisser passer puis nager à son côté. Lors de la deuxième nage avec elle, et la dernière de la journée, Tom s’ennuie un peu des autres nageurs qui ont maintenant un peu chopé le rythme, et il s’aventure un peu trop sur le devant pour mieux voir. La requine s’en fiche mais pas les guides, qui le rappellent encore à l’ordre.
Des moment inoubliables et uniques qui sont pourtant passés très vite, et qu’on ne regrette pas malgré le prix exorbitant de la journée (et le trajet pour y aller). On a été chaleureusement remerciés de venir voir ces animaux dans leur milieu naturel, où ils vivent entre 70 et 100 ans, alors qu’ils meurent au bout de 5 ans en moyenne dans les aquariums. Ça nous a aussi rappelé l’horreur de ce qu’on savait déjà, que de nombreuses nations chassent les requins du monde entier, y compris ceux-ci, pour n’en arracher que la nageoire dorsale et les rejeter à l’eau pour mourir, tout ça pour en faire de la soupe de luxe ( 15000 dollars l’aileron dorsale de requin baleine). On a aussi appris que le monde scientifique ne sait presque rien des requins-baleines, qui n’ont été découvert que dans les années 80, dont les plus gros spécimens enregistrés mesuraient autour de 18 mètres. Nous on a failli en voir un de 12 mètres, mais il a plongé avant qu’on ne le rejoigne. Apparemment il serait de toute façons allé beaucoup trop vite pour qu’on puisse en profiter plus de quelques secondes.
Petits bonus de la journée, la découverte du récif de Ningaloo lors de deux séances sur le lagon, d’abord le matin pour voir si tout le monde sait bien nager, puis à nouveau l’après midi car on a trouvé les requins-baleines tellement vite qu’on est en avance sur le planning. Même si c’est toujours marrant d’observer les coraux et les poissons multicolores qui y vivent, il faut bien admettre qu’on a été un peu déçu en comparaison avec ce qu’on voit par chez nous, à lady Eliott par exemple. On avait pourtant entendu que Ningaloo, bien que plus petit que la grande barrière de corail, était plus dense et plus beau. Mais patience, on découvrira dans quelques posts que les fonds marins ont encore des petites surprises à nous réserver.
Enfin pour vous faire patienter voici une belle vidéo d’un des plus grand aquariums du monde qui contient 3 requins baleines (qui vivront donc moins de 10 ans :) Mais peut etre que ces sacrifices programmés montreront aux gens ce qu’ils doivent protéger et/ou ne pas manger pour espérer améliorer ses besoins érectiles ;-)
On arrive à Perth en fin de mâtinée, juste le bon timing pour foncer à la boulangerie française et faire glisser les sandwich au pain rustique avec de … l’Orangina!! Lola connait la boulangerie par cœur depuis qu’elle a passé quelques jours à Perth en Janvier pour une conférence. Le centre ville est désert car c’est férié, donc on fait un petit tour aux alentours. On va voir de l’extérieur la tour des
Pour notre deuxième journée, on s’échappe déjà de la ville, pour aller visiter l’île de Rottnest (Rotto pour les intimes), célèbre pour ses plages aux eaux turquoises, ses
Et pour visiter l’île, de magnifiques vélos de location nous attendent à l’arrivée, elle est pas belle la vie? Bon les vélos sont pourris, mais on ne nous avait pas menti sur les Quokkas dont on voit le premier spécimen à peine le tour de l’île démarré, et le bleu des criques , désertes pour certaines. On trouve un coin de rêve pour pique-niquer, derrière des rochers, abrités du vent, et face à non pas une mais 2 superbes petites plages désertes.
Aller en Australie, venant d’Europe au début de l’Automne, c’est comme se rajouter un mois d’été… Sauf quand il a décidé de pleuvoir quinze fois plus que l’an dernier à la même époque! Bref, c’est la vie; la météo ne se commande toujours pas.
« Le matin vient de se lever, tadatatata, c’est la matin Ricoré ». Ouais ouais, mais un petit dej’ sur la terrasse avec vue sur Emu Bay c’est mieux que Ricoré. « … une nouvelle journée vient de commencer, tadatada le tout avec un programme chargéééé! ». Désolé mais j’ai cette musique dans la tête maintenant. Donc, d’abord on va direct à Seal Bay pour voir les 
Elle sera à Paris pour un très looong weekend de Toussaint autour du 1er Novembre, si vous n’êtes pas déjà dans son planning il est encore temps d’essayer de s’y incruster.
Ca y est c’est enfin l’hiver à Brisbane. Fini le t-shirt sans manche longue voir sweat shirt. Qu’est ce qu’on fait au début de l’hiver si vous voulez encore un peu de « chaud » ? Vous allez dans le Sud de la France. Pareil, sauf que nous on va au Nord. A Cairns ! Et plus exactement à Cap Tribulation, pays des casoars et d’une des plus vieilles forêt tropicale du monde. Le t-shirt is back ! et les
On a aussi vu les impressionnantes larves du plus grand papillon de nuit du monde : le Hercules. Fait intéressant, ce papillon n’a pas de bouche pour se nourrir, et vit donc toute sa courte vie des réserves qu’il a effectué en tant que chenille. Puis, un détour par la très belle cascade de Baron Gorge avant d’enfin prendre la route vers le nord. On a passé l’après-midi à rouler de plage en plage, toutes plus belles les unes que les autres, et toutes bordées de cocotiers. Dans l’ordre donc, on a marche sur Palm Beach, Ellis Beach et 4 miles beach. Puis enfin, traversée de la rivière Daintree en Ferry et cap sur Cow Bay, pour rejoindre notre maison pour 2 nuits: un fantastique B&B, immense maison au milieu d’un magnifique jardin et avec hamac sur le balcon, et des hôtes adorables.
Le deuxième jour, on a alterné ballades dans la forêt tropicale et ballade sur la plage. Dans la forêt on a découvert des palmiers vieux de plusieurs centaines d’années, et sur la plage Tom a joué à survivor en décrochant une noix de coco à l’aide de jets de pierres et en l’ouvrant à l’aide d’un tronc d’arbre abandonné sur la plage, selon la technique qu’on a appris aux Fiji il y a peu. A l’exception du fait que la noix a explosé dans le process répandant tout le lait sur la plage et sur ses mains, ce fut une opération plutôt réussie. Quelques autres ballades plus tard, on s’est arrêté à la fabrique de glaces tropicales ou on a gouté les parfums du jour: framboise, banane, soursop (corosol), et wattleseed (acacia?). On a terminé la journée par une marche guidée de 2h dans la forêt, où on a vu des grenouilles, des dragons et des rats de la taille de gros chats.
Le dernier jour, après avoir profité d’un autre petit déjeuner de rois plein de papaye, custard apples (coeur de boeuf), abiu (?) et autres fruits moins tropicaux, fait un détour par la plage de Cow Bay, une autre ballade dans la forêt tropicale et mangé une autre glace aux fruits tropicaux (sapote noire pour Tom, Patate douce/gingembre pour Lola), on a finalement quitté notre coin de paradis. L’ultime étape de notre parcours était la gorge de Mossann. C’est un site hyper touristique et on se demande encore pourquoi. On a fait quelques jolies photos là-bas mais les chutes d’eau n’avaient rien de spectaculaire, et il y avait vraiment beaucoup de monde. En début d’après-midi on avait donc bouclé notre programme,
et on a enfin pu purement et simplement profiter de la plage qu’on avait préféré le premier jour: Ellis Beach. *soupir*. On a terminé le weekend sur une chouette soirée à Cairns, qu’on connaissait déjà d’un précédent weekend. Ballade au marché nocturne, cuisine asiatique moderne et promenade digestive sur l’esplanade, pour profiter de notre dernière soirée à 20 degrés.

