Tout le monde se rappelle de Colt Silvers, le cascadeur à la grosse voiture ? « Je suis l’hommmme qui tommmbe aaah piiiiic, je n’ai jamais jamaiiiiis peur de rieeeen » ? Je vous accorde que si vous n’aviez pas de TV dans les années 80 vous ne pouvez pas vous en rappeler. Pour mieux comprendre le titre, je vous invite à regarder ce super générique sur youtube d’une qualité digne d’une K7 VHS de location.

Un trip camping de 2 nuits sur Moreton était la dernière étape pour faire partager notre vie australienne à mes parents. Cependant toujours à cause de cette météo, on a du écourter à 1 nuit. Néanmoins, en 2 jours on a eu le temps de voir/vivre plein de trucs. En effet, il n’y avait vraiment personne, on a croisé 5 voitures ou presque sur le coté Est de l’île. C’était super calme excepté la mer qui était déchainée. Des milliers de méduses blue bottles avaient été déversées sur la plage par la marée haute précédente. Du coup, sous l’effet du soleil, elle gonflèrent et éclatait comme du papier a bulle sous les roues de Marguerite. C’était tellement étrange que je m’étais arrêté pour voir ce qu’il se passait sous la voiture. Le planning était simple. On prépare le campement puis on fait un tour au phare pour avoir une vue d’ensemble avant la soirée. Le lendemain, on va visiter le Sud et le centre de l’île pour ne pas rater le seul ferry de 15h.
Les grandes marées charient beaucoup de sable et déforment la plage. Sur 3 kms, il y avait un passage avec beaucoup de trous et roulant a 30km/h, j’ai fait une erreur d’appréciation. Résultat, Marguerite a heurté le sable dammé par les nombreuses pluies précedentes. C’était tellement compact qu’on a décollé et plané sur 5m pour retomber lourdement. Le choc était assez fort pour ouvrir les glacières et faire voler des affaires du coffre sur les sièges passagers. Plus de peur que de mal. Marguerite a une nième cicatrice de plus à son actif :-) Sur le retour, j’étais moins Colt Silvers et beaucoup plus vigilant. Pour ma défense, à un moment, une voiture nous suivait et est tombée dans une crevasse que j’ai évité (comme quoi le saut précédent sert de leçon). L’impact de la chute l’a fait klaxonner (tête contre le volant ?). On est allé le voir pour s’assurer que tout était en ordre. Un pouce tendu par la fenêtre nous rassure. Enfin, quelques heures plus tard, on a interrompu 2 pythons carpet en pleine discussion ou plus si affinité.

Visiblement la femelle n’a pas trop apprécié notre arrivée et nous l’a fait savoir. On prenait des photos, debout sur le marche-pied mais très vite on est rentré dans la voiture. Le serpent est monté sur les bord du chemin qui surplomblait la route. Du coup, elle était à hauteur de nos fenêtres à moins d’un mètre de la voiture. Je n’avais jamais vu de serpent d’aussi près en pleine nature nous montrer sa dentition. Un moment unique que mes parents ont apprécié (par après :).
Voici quelques photos du périple et des serpents. Voilà c’était la fin du périple des « Gouttes Man », maintenant il fait de nouveau beau :-) Non, c’est pas vrai, il pleut encore mais la météo est tout de même meilleure maintenant (1 mois après).
Mais tout d’abord, quelques anectodes sur « le double effet pas de bol des Gouttes Man ». Pour 4h de route, il faut se lever très tôt lorsque votre avion décolle à 10h d’Hervey Bay. Il pleut bien évidemment (un des Gouttes Man effect). Au bout d’une heure on se retrouve dans un bouchon : « Accident, Expect delays ». Encore un qui roulait trop vite sous la pluie. Sauf que « celui là », c’était un camion en travers de l’autoroute. Tout va bien, Thomas avait prévu 30min de marge. 45min plus tard, toujours le moteur à l’arrêt, il est temps d’opérer le plan B. On pourrait traverser le fossé boueux qui sépare les deux voies d’autoroute. Mais un bus 4×4 de Fraser Island a déjà eu l’idée. Ca ne lui réussit pas vraiment, il est embourbé et est entrain de brûler son embrayage (parole d’expert :-). Tout le monde le regarde, attendant la mort certaine de l’animal blessé. Plan C donc ! 500m en aval, il y avait une entrée. On pourrait la prendre à contre sens à condition de la désengorger et d’évacuer les voitures derrière nous. Certains Australiens semblaient dubitatifs sur les chances de réussite du plan C. Mais c’était sans compter sur l’experience parisienne de gestion de trafic de Thomas. Laurianne et son GPS papier nous trouvent des routes alternatives. On arrive à bon port, 3 minutes avant le décollage. Ouf ils nous attendaient. Thomas enregistre les bagages pendant que Laurianne va garer en vitesse la voiture, nous laissant une agréable surprise pour notre retour.
Bref, Lady Elliot, l’article recyclé. Octobre étant un mois à baleines, on participe au grand jeu de qui verra des baleines à travers le hublot. On en aura dénombré une quinzaine dont une mère et son petit. Vu d’avion, à peut etre 200 mètres d’altitude, une baleine ca semble pas si grand sauf quand elle est à coté d’un bateau : « Ah ouais quand même! ». Un attérisage en douceur plus tard, on est dans la piscine pour initier les « Gouttes Man » au « Chnorkelling » comme on dit en bon Alsacien. Après une multitude de fous rire, hopla geiss, on va voir les raies mantas.
A l’heure du petit déjeuner (tudutu tudutuu:), on entrapercoit de grosses ombres dans le lagon puis au bord de l’eau. C’est des tortues « GangBang » ! En effet une femelle se faisait courtiser par 3 mâles
En 2 jours, malgré une météo capricieuse, dormir sur île coralienne, nager avec des tortues et des poissons multicolores, et gouter de l’eau salée à travers un tuba c’est mieux qu’une bonne bière choucroute ! On a jamais
Aller en Australie, venant d’Europe au début de l’Automne, c’est comme se rajouter un mois d’été… Sauf quand il a décidé de pleuvoir quinze fois plus que l’an dernier à la même époque! Bref, c’est la vie; la météo ne se commande toujours pas.
« Le matin vient de se lever, tadatatata, c’est la matin Ricoré ». Ouais ouais, mais un petit dej’ sur la terrasse avec vue sur Emu Bay c’est mieux que Ricoré. « … une nouvelle journée vient de commencer, tadatada le tout avec un programme chargéééé! ». Désolé mais j’ai cette musique dans la tête maintenant. Donc, d’abord on va direct à Seal Bay pour voir les 
Ceux qui ont la mémoire affutée se souviennent peut être du petit coin de paradis que l’on avait découvert lors de notre tout premier
A vrai dire, les deux fois on aurait du aller à Fraser Island mais les pistes n’étaient pas assez praticables.Instants évasion obligent, on a conservé à chaque fois tout le caractère aventure de Fraser, avec Marguerite sur la plage, Marguerite sur des pistes de sables et des passagers arrière qui touchent presque le plafond, une voire deux nuits de camping (version dans la forêt avec toilettes pour papa et maman, version sur la plage dans les dunes avec Thomas et Anne). Bon comme toujours, « camping » c’est généralement assez éloigné du film du même nom, c’est plutôt ambiance nuit noire, on admire les étoiles et on écoute le silence (des vagues ou de la forêt). Sur la plage, nos plus proches voisins sont à au moins 300 mètres.
h, puis il y avait aussi les Kookaburras que maman essayait désespérément de photographier, la Bush Turkey qui surveillait papa en train de se laver les dents, et, sur la route, le bouledogue français qui poursuivait un kangourou (ouink?!!!). Et puis des bancs impressionnant d’alvins au bord de la plage, chassés par des bonites et chassés par des potentielles requins qui mangaient les bonites… mais pas nous, enfin on sait pas. Et les kangourous sur la piste de Kinkuna. Et les poissons des récifs coraliens de Coral Cove et Bargara (au Nord de Woodgate, Est de Bundaberg), et les raies aussi. Et l’
Retour sur Brisbane pour découvrir un peu la ville et ses environs et nous voilà repartis en famille avec Marguerite pour Fraser Island dont Lola nous avait tant parlé… Grosse déception, les pistes étaient impraticables. Pô grave, il y avait un plan B sans lequel nous serions passés à côté de magnifiques plages à faire rêver (Rainbow Beach, Woodgate Beach) où nous avons roulé en 4X4. On a eu l’impression de rentrer dans les photos de Lola ! La journée s’est achevée sur une nuit de camping pour admirer les étoiles…


